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Infos N°18 du 25/11/2009.

 
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MessagePosté le: Ven 27 Nov - 09:40 (2009)    Sujet du message: Infos N°18 du 25/11/2009. Répondre en citant
Les réactions de Mike Golding et Javier Sanso

A leur arrivée a Puerto Limon en troisième position, le britannique Mike Golding et l'espagnol Javier Sanso ont laissé éclater leur joie et sont revenus sur une Transat Jacques Vabre 2009 qu'ils terminent à la troisième place chez les monocoques Imoca.

Mike Golding : « La tempête finalement ne semblait pas si mauvaise. Sur les fichiers, elle paraissait moins importante mais en fait, nous avons eu 50 nœuds de vent soutenus et les pointes maxi étaient à 67 nœuds avant que nos instruments à vent ne s’envolent. C’était donc très venté. Tu vois des tempêtes comme ça dans le Grand Sud mais tu es au portant alors que là, au près sur ces bateaux, c’est assez fou. Nous avons pris une décision assez osée en partant au Nord, nous n’avons pas pris beaucoup de risques et avons fait attention au bateau. Mais les dégâts subis, les instruments à vent et des trucs comme ça, tu ne peux pas vraiment les éviter. C’était une grosse tempête, très importante et qui a duré longtemps. On a eu l’impression que ça n’allait jamais en finir. Nous étions prêts à tout et avions enfilé les gilets de sauvetage et attaché nos harnais. On était prêts à faire ce qu’il fallait mais finalement il ne s’est pas passé grand-chose parce que nous avions mis le bateau en configuration tempête avant qu’elle ne nous arrive dessous. L’une des grosses difficultés étaient de surveiller le bateau, d’essayer de naviguer au plus près, ce que tu peux normalement faire grâce aux girouettes, mais sans, tu dois éviter les virements accidentels ce qui aurait été un désastre.   Le mât est toujours là, la quille est toujours là et nous sommes en assez bonne forme et avons fait un bon résultat. Je pense que c’est la même chose pour les trois premiers bateaux qui sont ici. Nous sommes tous des bateaux du Vendée Globe et pour diverses raisons nous avons tous eu une expérience difficile sur le Vendée Globe alors c’est un bon feeling pour nous d’exorciser ce démon.

Dans la longue et lente course après la tempête, Groupe Bel et Safran ont commencé à s’échapper et nous avons commencé à avoir des problèmes techniques et ça a été une partie du problème mais nous avons tout essayé. Nous étions à la barre tout le temps mais je voyais sur les fichiers météo qu’ils avaient toujours de 2 nœuds de vent de plus tout le temps. Tu es un peu obligé de penser que la vitesse de ton bateau va bien parce que tu fais exactement les mêmes vitesses que les bateaux derrière. En fait, il y avait juste une extension de la compression. Je ne pense pas qu’on ait de problème en ce qui concerne la vitesse du bateau. Au près et au portant, le bateau est rapide, c’est un bateau très polyvalent, il est bon partout mais pas excellent à un truc en particulier.

Safran et Groupe Bel sont de bons bateaux. Je pense qu’ils ont fait un super boulot. Safran en particulier a fait une course superbe, tactiquement, ils étaient dans le mille. Ils ont été très réguliers et n’ont pas eu l’air d’avoir de mauvais jours. Tu te dis toujours que tu es le seul avec des problèmes mais en fait, la moitié de la flotte qui a traversé cette tempête est ressortie avec des problèmes.

C’est un bon résultat pour Javier et moi. Notre association s’est vraiment faite à la toute dernière minute et nous nous sommes lancés têtes baissées dans notre préparation pendant les quelques semaines qui restaient avant la course. Donc c’est un bon résultat pour nous deux. Nous n’avons pas eu beaucoup de temps pour nous entraîner. Le bateau n’a pas navigué cet été et l’équipe technique a fait un super boulot de préparation mais nous n’avons pas passé de temps sur l’eau. Si on regarde Groupe Bel et Safran, on voit deux bateaux qui méritent leurs première et seconde places. Ils ont été testés, bons équipages, bons bateaux. Dans d’autres circonstances, on aurait pu faire mieux, mais troisièmes pour nous, c’est un bon résultat.

Javier Sanso : « La course a été relativement difficile et nous sommes satisfaits du résultat. C’est sûr que si je regarde en arrière et je nous revoie au Havre en train de regarder le niveau de le compétition avec toutes les rock-stars de la classe IMOCA, je suis très satisfait d’être ici et d’être troisième. Oui, c’est un peu frustrant, on a eu nos problèmes qui nous ont ralentis, l’électricité, les batteries et les problèmes de moteur. Mais au final, c’est un bon résultat dont nous pouvons être fiers. Ça a été très dur dans la tempête. Je peux même vous dire qu’à un moment, nous étions à l’intérieur juste en train d’attendre de voir ce qui allait se passer, on avait enfilé nos gilets de sauvetage, accroché nos harnais mais pour être honnête, c’était tellement horrible dehors que je ne sais même pas ce que nous aurions pu faire. »

Tuer le temps

Certaines heures peuvent sembler parfois plus longues qu’à l’ordinaire… Les derniers milles de Mike Golding et Javier Sanso (Mike Golding Yacht Racing) ont dû paraître une éternité aux deux navigateurs englués dans des calmes à quelques milles de la ligne d’arrivée. Mais l’honneur est sauf, ils ont résisté jusqu’au bout aux velléités du tandem Michel Desjoyeaux – Jérémie Beyou (Foncia) qui, jusqu’au bout se sera battu pour accrocher le podium, histoire de ne rien regretter.

On devrait infliger, aux navigateurs frustrés de ne pouvoir accéder sur le podium, la lecture obligatoire d’Alice au Pays des Merveilles. Ou du moins, celle du chapitre où la jeune fille fait la rencontre de cet animal à longues, grandes et bonnes oreilles, vêtu de sa redingote rouge, qui arpente les chemins à grande vitesse, consultant sa montre oignon et ressassant : « je suis en retard, je suis en retard… ». Sans pour autant envisager une seule seconde de changer sa course pour le moins chaotique. Car il faut une bonne dose de fatalisme, quand on est compétiteur de haut niveau, pour se satisfaire d’une place en deçà des objectifs que l’on s’était fixés. Faute de pouvoir rattraper le temps perdu, on essaye de se fixer des objectifs intermédiaires, on relativise la frustration naissante en pensant aux bons moments du retour à terre : les copains sur le quai, la première gorgée de bière, les draps secs pour un premier sommeil réparateur… Même si, bien souvent, le coucher est repoussé d’heure en heure, parce qu’on n’en a jamais fini de dérouler le fil de la traversée, des options qu’on a prises, de celles qu’on aurait dû prendre, des « si jamais » qui vous changent la face d’une course. C’est bien connu, cette manie qu’ont toujours les marins de vouloir faire des phrases…

Un temps pour tout

Mais avant de basculer doucement du mode course à celui des retrouvailles, il faut encore, pour tous ceux qui restent en mer, continuer de trouver les ressorts qui feront que l’on n’aura rien à regretter, non du résultat, mais de la manière… Naviguer en course, c’est faire des choix dont on ne sait pas toujours s’ils seront les bons, c’est la règle du jeu. Mais l’essentiel, c’est de pouvoir se dire à l’arrivée que le travail a été fait conformément au niveau d’exigence que l’on s’est fixé. C’est, d’une certaine manière, ce qui a permis à Mike Golding et Javier Sanso d’accrocher ce podium devant un plateau d’une qualité exceptionnelle. Malgré de nombreux handicaps, les deux hommes ont su forcer le destin au bon moment : une préparation tardive, des soucis techniques récurrents les ont amenés à puiser dans leurs réserves. C’est à la sortie du fort coup de vent qui a cueilli la flotte au large des Açores, que le tandem a réalisé qu’il y avait un coup à jouer. Eprouvés par les conditions dantesques qui ont mis au tapis plusieurs de leurs concurrents, persuadés qu’ils avaient été lâchés, Mike et Javier ont réalisé qu’ils n’étaient en fait qu’à une quinzaine de milles de Safran, nouveau leader de la course. Dès lors, tout redevenait possible, à condition de savoir « se faire mal »… Aussitôt dit, aussitôt fait, ils ont choisi de faire abstraction de tous leurs soucis techniques : en navigant « à l’ancienne », ils ont fait de cette troisième place une sorte de quête obsessionnelle. On savait Mike Golding, dur au mal, talentueux… Il le démontre une fois de plus et justifie sa réputation de porte-drapeau des espoirs britanniques dans une course au large. Michel Desjoyeaux et Jérémie Beyou devraient, quant à eux, couper la ligne aux alentours de 21 heures (GMT+1). Auteurs d’une option sud dictée par la volonté de ne pas se jeter dans la gueule du loup, ils n’ont pas été payés de retour… Leur quatrième place après avoir compté plusieurs centaines de milles  de retard sur le trio de tête, pour décevante qu’elle puisse paraître en apparence, est pourtant la démonstration du formidable talent de ces deux marins qui ont pu encore espérer tutoyer les étoiles. Malheureusement, le temps perdu ne se rattrape guère.

Un coup d'accordéon

"Ça va mollement comme vous avez pu le regarder, mais finalement c’est reposant, c’est relaxant. Il y a eu des moments un peu laborieux cette nuit, alors comme je suis vachement courageux j’ai laissé ça à Jérémie et je suis allé dormir ! On s’est rapproché de Mike Golding, mais c’est un coup d’accordéon. On savait qu’il entrerait dans une grosse molle... on y est à notre tour. Là, par exemple, je suis incapable de faire une ETA… Nous sommes dans l’expectative, on essaie de faire avancer avec ce qu’on a, mais ce n’est pas mirobolant."

"On va pouvoir se permettre de se faire beau et se raser pour l’arrivée du coup ! Mais ce n’est pas mal d’avancer tranquillement comme ça. Le seul truc c’est de savoir si pour l’arrivée on commande les croissants chauds et le café ou bien la Caipirina!

On était bien en mer, mais nous ne sommes pas mécontents que ça s’arrête. Ça ne sera pas désagréable de poser le pied à terre, de pouvoir ranger nos affaires à bord de Foncia et de pouvoir aller prendre une bonne douche. On n’a pas pris la bonne option mais ça ce n’est pas grave. C’était une belle expérience que nous allons essayer de finir pas trop tard. Nous avons un fichier qui nous fait arriver dans 4 heures et l’autre dans 8 heures, mais j’ai peur que la réalité soit pire que ça !

Course contre le temps

"Oui c’est très bien que Marco ait gagné, ça fait un peu de nouveauté un peu de fraicheur ! Ce n’est pas toujours les mêmes qui dominent! En solitaire, Monsieur Desjoyeaux est un ton au-dessus, mais il reste que de nombreux marins sont capables de remporter une Transat ! Quant à nous, on court contre le temps. Celui qu’on a perdu lors de notre arrêt aux Açores. On subit la loi et la vitesse de W Hotels depuis 10 jours grâce à leur position un peu plus au sud. Ils marchent bien. Cette nuit Akena et nous, on a repris un peu, grâce à des conditions un peu plus viriles, mais bon ce n’est pas grand-chose…"

La Barbade en point de mire

«Ça fait du bien d’approcher de la Barbarde car depuis six ou sept jours, les journées se ressemblent beaucoup ! Hier on a fait une manœuvre, on n’en avait pas fait depuis cinq ou six jours ! Mais les conditions sont agréables, on a du beau temps et on est content du bateau. Après le départ un peu mouvementé c’est vrai que c’est agréable... De plus, maintenant on entre dans la dernière phase de la course. On va attendre de voir comment le vent va s’orienter ce soir pour savoir comment nous allons traverser l’arc antillais et entrer en mer des Caraïbes. Nos réserves commencent à s’épuiser, surtout l’eau, donc on commence à se restreindre à une bouteille par jour et par personne, alors qu’initialement on en avait prévu deux. Du Médoc il nous ne reste encore, on va l’utiliser pour fêter le passage de l’île de la Barbade ! On connaît bien Victorien (Erussard) on a fait pas mal de grand prix avec lui. Il va plus vite avec son bateau, on le sait. Mais là, ils ne nous ont pas largués, donc c’est stimulant pour nous. »

Réelle frustration

Félicitations à Marc, Charles et Safran! Magnifique course menée à tambours battants, alliant risque, trajectoire et vitesse. Bravo, quel super boulot ! Victoire d'autant plus éclatante qu'elle est mise en lumière par la pression continue exercée par La Vache qui Rit, Kito et François se sont maintenus prêts à profiter de la moindre faiblesse de Safran. Bravo à eux aussi pour avoir rendu cette course aussi palpitante... Mike et Javier auront sûrement la médaille du mérite avec cette poursuite sans pilote, une paire qui promet pour la prochaine Barcelona Race!

De notre côté, les milles ne s'écoulent pas comme un long fleuve tranquille. A la tombée de la nuit, tout allait bien jusqu'a ce que notre grand spi se décroche du mat pour terminer en pitoyable chalut derrière le bateau... A force du temps qui passe et sans aucun doute d'un ragage, le cordage (lashing) qui accrochait sa têtière en tête de mât s'est rompu. Cette aventure supplémentaire met encore notre manque de préparation et de milles sur Artemis en évidence. Ce bateau n'avait finalement que peu de milles au compteurs, n'ayant aligne qu'une partie du Vendée Globe dans sa jeune vie. Notre frustration est réelle car nous espérions mieux faire, mais le résultat est réel aussi et sans concession. Ce sentiment me donne envie d'y revenir avec le même bateau pour tirer profit de cette expérience avec le temps et les milles nécessaires. Pourtant, on essaye de s'accrocher a chaque petite lueur d'espoir pour grappiller une place. L'absence de vent sur la zone d'arrivée nous prolonge encore le "piquant" du "peut-être pouvons nous revenir".

Bravo encore au trio de tête et a tout ceux qui rallient le Costa Rica après une course qui restera comme l'une des plus dures des dernières Transat Jacques Vabre.

Aviva sour la barre des 500 milles

Un carnet de bord un peu plus tard que d’habitude après une nuit à fond et ce n’est que maintenant que nous pouvons envoyer un mail. Nous avons tous empanné juste avant la nuit hier soir pour mettre le cap sur la ligne d’arrivée. La nuit a été très active alors que nous dévorions les milles en fonçant sur la ligne d’arrivée. Ça a été assez chaud, un vent soufflant jusqu’à 27 nœuds et une grosse houle a fait de notre nuit un vrai tour en montagnes russes. Une fois que la lune est tombée, nous avons eu plusieurs heures d’obscurité où on ne pouvait plus voir les vagues et de temps en temps, l’étrave tombait de l’horizon en un grand surf à plus de 23 nœuds de vitesse. Le mouvement te donnait un haut le cœur et on savait qu’un tout petit mouvement à la barre au mauvais moment et tout pouvait partir de travers.

La concentration était prédominante pour Brian et moi  à la barre et nous nous sommes relayés toutes les 40 minutes. Nous étions soulagés au lever du jour de pouvoir voir ce qui se passait avec les vagues et le bateau. Aviva veut être une petite fusée et nous le laissons faire. Mais ça représente beaucoup de travail pour nous. Toujours est-il que nous sommes sur le point de franchir la barre des moins de 500 milles donc tout va bien et nous nous servons une deuxième tournée de porridge pour garder le moral.
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MessagePosté le: Ven 27 Nov - 09:40 (2009)    Sujet du message: Publicité
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