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Infos N°15 du 22/11/2009.

 
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MessagePosté le: Lun 23 Nov - 10:44 (2009)    Sujet du message: Infos N°15 du 22/11/2009. Répondre en citant
Nuit entre hommes

Nuit paisible, sous pilote. On est resté jouer au poker jusque tard dans la nuit. Après la deuxième bouteille de whisky. Jérémie est parti se coucher. Tant pis pour lui, il avait la main. Tiens lui aussi!? A défaut de partenaire, je suis resté faire des patiences, pour finir le gin. Après tout, ya pas de raison que seuls les terriens puissent faire la bringue le samedi soir. Bon, c'est pas le tout, mais maintenant, on va ronfler dur. A deux mains ! Avec la gueule de bois Mich sur Foncia

Patience et longueur de temps font plus que force ni que rage

Alors qu’Oscar Arias Sanchez, Président du Costa Rica, comparait hier la flotte de cette Transat Jacques Vabre à une constellation en mouvement, sur l’eau, ce matin, on cherchait manifestement surtout à éviter le big bang ! La Mer des Caraïbes semble n’avoir d’accueillante que le nom et les leaders du classement font face actuellement à des conditions plus que musclées.

- Alors Jack Sparrow. Sommes nous donc deux immortels condamnés à un combat épique jusqu’aux trompettes du jugement dernier ?

- Tu peux aussi te rendre…

Cet échange entre Jack Sparrow et Hector Barbosa dans Pirates des Caraïbes pourrait tout à fait convenir au duel que se livre actuellement Safran et Groupe Bel, toujours séparés au classement de 5h00 d’une soixantaine de milles. Mais en écoutant Marc Guillemot ce matin lors de la vacation, on comprenait très vite, que l’urgence était ailleurs et que l’heure n’était pas aux grandes conversations nocturnes :

« Tout va bien, mais je ne vais pas pouvoir rester discuter avec vous. Il y a pas mal de vent, autour des  25, 30 nœuds et c’est un peu musclé… Pour l’instant, Je n’appréhende rien du tout, ce qui m’intéresse, c’est de garder la trajectoire et de sécuriser le bateau et ne pas casser le matériel ! »

Même son de cloche du côté du leader de la classe Multi 50, confronté au même dilemme : conserver la meilleure vitesse tout en préservant le matériel comme le confirmait Franck-Yves Escoffier :

«  Depuis cette nuit, on doit calmer un peu le jeu. On a des rafales à 26 nœuds, pas mal de cargos dans les environs, bref c’est un peu tendu même si avec Safran en ligne de mire, on ne désespère pas de passer devant. C’est notre objectif depuis le début et depuis les avaries de nos petits camarades, on ne s’est pas beaucoup préservé, on a cravaché… De la barre, de la barre, de la barre… »

Derrière, alors que Foncia fêtait hier soir son passage de l’arc antillais en faisant une bringue d’enfer dixit Michel Desjoyeaux, le deuxième groupe s’apprête lui aussi à franchir cette porte symbolique.

Analyse de Météo Consult

Lundi 23
La dépression orageuse centrée dans le golfe de Panama remontera légèrement vers le nord. Cette évolution obligera les deux premiers à la contourner par le nord-ouest. Le vent deviendra faible au nord-est pour 7-10 nds. Il tombera dans les derniers 40 milles de cette course. Le vent de 5 nds en moyenne deviendra très variable en direction. Le temps deviendra également très perturbé avec des pluies qui pourraient devenir fortes l’après-midi et le soir. Accompagnées d’orages, la visibilité se réduira nettement. Cette situation très dégradée maintiendra le suspence jusqu’à l’arrivée. Un arrivée prévue au plus tôt en fin d’après-midi, et au plus tard en soirée.
A l’arrière le vent d’est restera assez fort en mer de Caraibes, entre 17 et 23 nds localement 30 nds au nord des côtes du Vénézuela. Sur l’arc Antillais, l’alizé d’est-nord-est sera régulier et proche des 15 nds.

Mardi 24
La dépression orageuse se localisera toujours dans le golfe de Panama. Le gradient de pression sera lui plus resserrer en mer des Caraibes. En conséquence, le vent de secteur est deviendra un peu plus fort que la veille, avec des vitesses moyennes de 20 à 25 nds entre le nord des côtes Vénézueliennes et les Antilles. Excepté près de la dépression, le temps sera peu perturbé. Les orages resteront assez localisés.

Mercredi 25
La dépression se dirigera vers Panama. Le gradient de pression se desserera en mer des Caraibes. Le vent faiblira par rapport à la veille. Ce vent sera très instable en direction. Le temps perturbé et orageux se limitera autour du 10 ème nord.

Jeudi 26
La dépression se dirigera vers la Colombie et le Vénézuela. Les vents faibliront encore partiellement en mer des Caraibes. Dans le golfe de Panama, le vent sera très faible et très variable en direction. Le temps perturbé et orageux se limitera toujours près du 10 ème nord.

Pit-stop à Sainte-Lucie pour Aviva

Après deux semaines de course dans la Transat Jacques Vabre, Dee Caffari et Brian Thompson à bord d’Aviva ont fait leur entrée en Mer des Caraïbes. Les efforts persévérants du duo britannique ont payé alors que le tableau arrière de Veolia Environnement n’est plus qu’à 4 milles devant l’étrave d’Aviva. Dee et Brian ralentiront lorsqu’ils croiseront au large de la pointe Nord de Sainte Lucie en fin de journée pour récupérer la pièce de rechange pour leur générateur défectueux.

« Aujourd’hui à l’heure du déjeuner, des centaines de concurrents vont prendre le départ de l’ARC, course qui part de Las Palmas aux Canaries pour rejoindre Sainte-Lucie aux Antilles. Pour certains, ce sera leur première traversée de l’Atlantique et pour d’autres, ce sera le plaisir de retrouver, avec les autres concurrents, la camaraderie et la bonne ambiance de l’événement. Il y a huit ans, j’étais l’une d’entre eux. C’était ma première traversée de l’Atlantique. J’étais responsable du bateau, de l’équipage et des invités et je me souviens encore de la poussée d’adrénaline. Je l’ai toujours. Je me rappelle aussi à quel point j’étais soulagée, contente et reconnaissante de voir sur l’horizon une île tropicale, et le mieux, c’est que c’était la bonne île, c’était bien Sainte-Lucie ! Aujourd’hui, la vue de Sainte-Lucie va me faire à peu près le même effet.

Même si ce n’est pas notre destination finale, c’est notre porte d’entrée dans la Mer des Caraïbes et le début des derniers 1000 milles de la course. C’est également l’endroit où nous espérons faire notre pit-stop qui nous permettra de naviguer à nouveau le plus normalement possible jusqu’à la fin de la course. Notre problème de générateur nous a obligés à utiliser le moins d’électricité possible ce qui veut dire, moins de prévisions météo, moins de classements, moins de routage avec le logiciel des cartes et moins de délibération. Il y a aussi une petite voix qui nous confirme que nous aurions eu du mal sans électricité parce que la recharge nous permet aussi de faire fonctionner notre quille hydraulique et aussi notre dessalinisateur. On pourrait bien sûr pomper à la main pour faire fonctionner la quille et le "dessal" mais à la pleine chaleur à l’intérieur, on ne souhaite ça à personne.

Alors voilà, huit ans plus tard, je reviens à Sainte-Lucie ».  

Quand on cherche, on trouve...

La chaleur est là. On supprime nos couches de vêtements comme on pellerait les peaux d'un oignons à la fin de l'hiver. Pour vous dire, nous avons passé la nuit en short, polo, sans chaussette dans les docksides... ça fait rêver hein ?

Après tous nos déboires de rail nous voilà sur les rails de l'alizé. On atteint enfin ce qu'on était venu chercher : de longues glissades sur l'Atlantique avec des moyennes à deux chiffres.

Notre Prince de Bretagne à l'air d'apprécier autant que nous et nous promet des vitesses plus dignes d'un multicoque.

L'escale de Lanzarote aura duré 13H. On croise les doigts, mais avec un rail neuf de 1 mètre sur la zone incriminée, plus de 4 heures dans le mât pour Charlie Capelle, un sérieux coup de main de Christine Guillou sur place, de Cleves, des gens de la marina, de l'équipe à terre chez nous, et même de monsieur Calero qui est venu nous rendre visite en personne... on repart confiant.

Pas des vacances

« Les conditions se sont un peu calmées par rapport à cette nuit. C’est plus calme, mais franchement ce n’était pas les vacances ! C’est très exigeant ce temps là. On a plein de choses à faire, il y a vraiment du boulot, on bosse à deux. Moi je barre en short, ça peut paraître agréable mais en fait on est en permanence trempé. On se relaie, moi je passe pas mal de temps devant la table à carte aussi. Ca sent la fin : on dort peu et on fait de nombreuses manœuvres. Le mode furtif… haha… (rires). Je ne sais pas si c’est très drôle, il faut voir, mais pour vous ce ne serait pas marrant de ne pas savoir qui est en tête ? »

Pluie et plaisir

« On prend beaucoup de plaisir mais par contre il pleut, c’est assez surprenant. C’est une petite pluie dans les grains. C’est à peu près stable mais c’est juste la mer, qui par endroit, est un peu formée. Quand c’est un peu dur techniquement comme là, il faut faire bien attention aux vagues. Victorien est monté dans le mât hier matin, il en a profité parce qu’il n’y avait pas trop de vent. On a eu le plaisir de constater que rien n’avait bougé donc ça met en confiance. La météo n’est pas très claire depuis 2 ou 3 jours donc on n’est pas encore sûr de l’angle qu’on va choisir pour arriver sur La Barbade. Le bateau de Lalou est vraiment un bateau de brise, il est vraiment efficace au près contrairement au notre. Le mode furtif, on va sans doute l’utiliser, mais ce sera certainement au dernier moment. Si on ne s’en sert pas, ça sera plutôt bon signe parce que ça voudra dire qu’on aura suffisamment d’avance pour ne pas avoir à s’inquiéter de ceux qui sont derrière. On devrait passer la Barbade le 24 et arriver le 28 dans la journée »

Arrivée dans la molle

« On continue à cravacher, on aimerait arriver avant les monocoques, c’est notre objectif, et ça l’est depuis le début. Ca nous permet de continuer à nous sentir dans la course. Il y en a deux devant, on va essayer d’en rattraper un au moins et pourquoi pas deux…. Maintenant on navigue près des côtes, cette nuit c’était superbe il y avait plein d’étoiles. Depuis le début on a croisé des cargos, on les reconnaît bien par leurs lumières, c’est différent des bateaux de pêches. On a croisé un beau voilier aussi. On a aussi croisé une tonne, un truc entre chien et loup, on l’a vraiment évité de justesse. Il y a eu des nuits où on ne voyait ni l’horizon, ni les vagues, du coup on a dû être sur le pont très souvent pour barrer. On aura vraiment pris du plaisir à ça et on remercie ces foutus Imoca devant parce que ça nous fait un vrai défi. On pense arriver demain matin, dans la molle »

Si loin, si proches…

Les premiers concurrents de la Transat Jacques Vabre 2009 sont passés sous la barre symbolique des 500 milles restant à parcourir avant la ligne d’arrivée et la libération attendue à Puerto Limon. A partir de maintenant, les duos vont rentrer dans cette ultime phase de jeu qu’ils connaissent si bien et qu’ils savent chargée en tension et en espoirs. La règle en sera très simple : rester concentré et surtout, surtout, ne rien lâcher, ne pas se départir de cette pression qui fait les conclusions heureuses. En Imoca, on sait trop à quel point Marc Guillemot et Charles Caudrelier-Bénac ont cette saine revanche à prendre sur l’édition passée de l’épreuve et leur deuxième place. A bord de Safran, ils font depuis quelques jours la course idéale mais n’oublient pas qu’ils ont à leurs trousses Kito de Pavant et François Gabart, deux marins qui tenteront tout ce qui est en leur pouvoir pour contrarier les plans des leaders. En Multi 50, le challenge de Franck-Yves Escoffier et Erwan Le Roux visant à arriver avant les monocoques est à portée d’étraves…

Dans moins de 48 heures à présent, le premier concurrent de la neuvième Transat Jacques Vabre devrait faire son entrée triomphale dans le port de Limon et inscrire ainsi son nom dans l’histoire de la course au large en étant le premier à se voir coiffer des lauriers costariciens. Si sur le papier, l’issue n’a jamais été aussi proche, sur l’eau, elle se teinte d’incertitudes et de pièges de dernière minute. Quatre monocoques naviguent désormais en mer des Caraïbes, engageant un dernier acte complexe. Soumis à des grains violents et des vents moyens soutenus, ceux qui ouvrent la marche trouvent actuellement des conditions très éloignées de la carte postale idyllique. La faute à une dépression installée dans le golfe de Panama, générant des vents de secteur Est soufflants 25 à 30 nœuds le long des côtes colombiennes. En la matière, les marins étant d’éternels insatisfaits, il leur prend une certaine forme de nostalgie quant à la progression contrariée, au près, qui fût leur quotidien pendant de longues journées en Atlantique. Allez comprendre ! Pour se déjouer des écueils du phénomène actuellement rencontré, les frères ennemis, Safran et Groupe Bel, vont devoir, en théorie, en faire le tour par le Nord, se rallongeant ainsi la route mais échappant à ses effets pervers. Mais la pratique sera-t-elle conforme aux supputations terriennes ? En régatiers acharnés et marins d’expérience, Kito de Pavant et François Gabart choisiront-ils d’emprunter le sillage de ceux qu’ils cherchent à détrôner depuis de nombreux milles ? Quoi qu’il en soit, ces dernières heures de course n’auront rien d’un long fleuve tranquille tant les conditions de navigation s’annoncent usantes et les bateaux difficiles à mener.

Mode furtif : arme fatale ?

Les hommes de Safran, comme ceux de Groupe Bel ont encore un joker dans leur jeu par l’entremise du mode furtif et ce midi, les interrogations ne manquaient pas quant à la possibilité d’y avoir recours. A bord de Safran, Charles Caudrelier-Bénac confiait que l’idée avait un temps été à l’ordre du jour mais que décision avait été prise de garder cet atout pour plus tard… pour les derniers milles avant l’arrivée. L’incroyable scénario d’une flotte disparaissant en partie des écrans de contrôle à quelques encablures de l’arrivée est donc bel et bien à envisager, autant dans la bagarre à couteaux tirés que se livrent les deux prétendants au titre en monocoque, que pour Crêpes Whaou ! qui faute de concurrent direct entend bien aller damner le pion aux camarades de l’autre classe. Une chose est sûre, aucun n’a dit son dernier mot et si tous auront plaisir à refaire la couse dans quelques jours dans les bars de Limon, l’heure n’est pas encore à la camaraderie.

Drames à tous les étages

A bord des montures, on adapte son rythme à l’enjeu et aux conditions.  On se fait mal une dernière fois, restant accroché à la barre, les yeux rivés sur l’apparition des grains et les sens en alerte. Extrêmement sollicitantes, ces ultimes heures de course ne laissent que peu de place au repos. Alors on mise sur le sommeil instantané, on s’économise comme on peut pour garder toute sa fraîcheur pour les derniers milles. Proches de l’arrivée, mais encore si loin comparé à la dureté de la tâche qu’il leur reste à remplir ; les concurrents de la Transat Jacques Vabre n’ont pas fini de livrer bataille. A tous les niveaux le suspense atteint son comble. Malgré son matelas d’avance, Safran réussira-t-il à contenir les assauts de Groupe Bel jusqu’au bout ? Franck-Yves Escoffier et Erwan Le Roux remporteront-ils le pari d’arriver avant les Imoca après avoir mené leur toute nouvelle monture de main de maître depuis le départ du Havre ? Qui des espagnols de W Hotels, des français de Veolia Environnement ou des britanniques d’Aviva aura le dessus et sortira vainqueur de cette superbe course dans la course ? La souriante Dee Caffari se verra-t-elle  irrémédiablement pénalisée par son pit-stop à Sainte Lucie ? Autant de questions derrière lesquelles se cache autant d’histoires de mer, d’hommes et de femmes qui depuis le 8 novembre offrent un drame méritant de figurer dans l’œuvre des grands tragédiens. En mer, il leur reste l’épilogue à écrire. A terre, on attend les guerriers et l’émotion de leur retour parmi nous…

Tout donner, ne rien regretter

Si les écarts se maintiennent ce soir en tête de la flotte des Imoca, Groupe Bel a semble-t-il décidé d’opter pour une autre route que son concurrent direct. Sur une trajectoire plus Nord que Safran, Kito de Pavant et François Gabart, ont manifestement choisi une autre inspiration que Marc Guillemot et Charles Caudrelier-Bénac pour négocier le contournement de la dépression installée sur le golfe de Panama. Cela suffira-t-il à réduire l’avance sur le monocoque à la robe grise… Réponse dans les prochaines heures.

En attendant, les espagnols de W Hotels devraient être les prochains à franchir l’arc antillais et entamer ainsi leur navigation caribéenne. Veolia Environnement suivra quelques heures plus tard. Du côté des britanniques d’Aviva, cap est mis sur Sainte Lucie pour un pit stop destiné à récupérer une pièce qui mettrait fin à leur soucis de générateur.  Enfin, à bord de Crêpes Whaou !, on continue à travailler d’arrache pieds pour accrocher les honneurs d’une ligne coupée au nez et à la barbe des Imoca. Décidément pour tous, la nuit n’aura rien de paisible et s’il faut jeter ses dernières armes dans cette si belle bagarre, chacun sait que l’effort est à fournir maintenant… Mesdemoiselles, Messieurs les marins, bonne nuit et bon courage !
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MessagePosté le: Lun 23 Nov - 10:44 (2009)    Sujet du message: Publicité
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