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Infos N° 10 du 17/11/2009.

 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    barreursvirtuels Index du Forum :: Les Régates Réelles. :: Toutes les Infos sur les Régates Réelles. :: Transat Jacques Vabre.
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Masculin Vierge (24aoû-22sep) 蛇 Serpent

MessagePosté le: Mar 17 Nov - 21:56 (2009)    Sujet du message: Infos N° 10 du 17/11/2009. Répondre en citant
A l’heure où les grands fauves…
La nuit va tomber sur la flotte de la Transat Jacques Vabre. Dans l’alizé qui peine à s’installer les concurrents tentent de profiter du black-out de quelques heures pour essayer de grappiller des milles sur leurs adversaires. La lecture du classement du lendemain est pour les uns source de promesses, pour les autres, symbole d’une certaine désillusion…

C’est dans ces heures-là que se révèlent les tempéraments de prédateurs. Ceux qui dans la nuit, se pourlèchent les babines d’un petit décalage, d’une veine de vent que l’on arrive à conserver, d’un réglage assassin… Et qu’importe si le résultat n’est pas demain à la hauteur de leurs espérances. Les grands fauves retrouvent toujours le chemin du marigot.

Pas de deux… ou catch à quatre ?
Le match à trois est-il en train de virer dans un mano a mano entre les deux faux jumeaux de la Transat Jacques Vabre ? Au vu du train d’enfer que mènent les deux leaders, on pourrait le penser, d’autant que Mike Golding et Javier Sanso ont du mal à tenir le rythme imposé en tête de flotte, handicapés qu’ils sont aujourd’hui par des problèmes récurrents de girouette qui les obligent à passer de longues heures à la barre. Pour l’heure, les conditions météorologiques tendent à favoriser une fuite par l’avant, mais la tendance pourrait s’inverser d’ici deux jours.

On a beau avoir touché ce qui ressemble de plus en plus à des alizés, l’heure n’est pas au farniente à bord des voiliers en course… Il s’agit avant tout, pour Safran (Marc Guillemot – Charles Caudrelier) qui mène la flotte, de continuer de maintenir l’écart avec son poursuivant Groupe Bel (Kito de Pavant – François Gabart) qui, justement, lui, n’a qu’une obsession, c’est de grignoter le petit matelas de milles qui sépare les deux bateaux. Dans ce duel à distance, toutes les armes sont bonnes : calculs de trajectoires au cordeau, nombreuses heures passées à la barre malgré les embruns qui balayent le pont en permanence, sommeil réduit à la portion congrue nécessaire, guerre psychologique. D’autant que derrière eux, certains se verraient bien partir en chasse, à la faveur d’une option audacieuse ou d’un brusque ralentissement des deux leaders devenus, par la force des choses, la cible de leurs poursuivants. Hasard des circonstances, les compositions d’équipages présentent quelques similitudes : même association d’un briscard de la course au large avec un pur produit de la filière Figaro, même mariage d’une pratique intuitive et d’une méthodologie rigoureuse… En tout état de cause, la formule semble présenter quelques garanties…

A l’affût, tapis dans l’ombre des leaders…
Même s’ils assistent plutôt en spectateurs à la bagarre devant, plusieurs de leurs poursuivants rêvent forcément de jouer un remake des Tontons flingueurs où ce n’est jamais celui qu’on attend qui dégaine le premier. Si Mike Golding et Javier Sanso (Mike Golding Yacht Racing) vont tenter de se battre avec leurs armes, à savoir une détermination sans faille malgré leurs soucis techniques, d’autres attendent leur heure à commencer par l’équipage de Foncia. Michel Desjoyeaux et Jérémie Beyou ont choisi de ne rien avoir à regretter sur la ligne d’arrivée. Déjà premiers de l’option sud, ils savent qu’il sera difficile de revenir sur les hommes de tête, mais mettent tout en œuvre pour saisir leur chance, au cas où… Michel penché sur les cartes météos continue de décrypter les fichiers de vent quand Jérémie s’impose de longues heures sur le pont où il fait parler sa réputation de barreur d’exception… Quand à Roland Jourdain et Jean-Luc Nélias (Veolia Environnement), les longues heures de navigation passées ensemble sont un ciment suffisamment solide, pour que les deux compères ne lâchent jamais les bras avant le passage de la ligne. Pour paraphraser les navigateurs de Port la Forêt, c’est bien à la fin de la foire qu’on compte les bouses… Et chacun sait que celui qui l’emporte est, au final, celui qui a fait le moins d’erreurs. Pour d’autres, la stratégie météo s’inscrit parfois par défaut : Yves Parlier et Pachi Rivero (1876) ralentis par quelques soucis techniques n’ont pas pu attraper la bordure sud de l’anticyclone génératrice de vents de secteur est. Naviguant sur sa face ouest, ils sont, au contraire, confrontés à des vents de sud qui s’orienteront progressivement au sud-ouest et ne savent pas encore comment ils vont redescendre sur l’arc antillais.

Chez les Multi50, la bagarre fait rage entre les deux dauphins de Crêpes Whaou ! qui, pour sa part, commence à allonger la foulée sur la route du sud. Victorien Erussard et Loïc Féquet, s’ils ont réussi à reprendre la deuxième place à Région Aquitaine Port-Médoc, constatent que le tandem Lalou Roucayrol – Amaiur Alfaro fait plus que de la résistance. Entre le Basque et l’Aquitain, l’osmose est complète depuis la marche du bateau jusqu’à la manière de bien vivre à bord. Et si ces deux-là, entre chants basques, charcuterie du pays et verre de Médoc étaient en train de réinventer une nouvelle vision de la performance ?

Marc et les jeux vidéos
« Tout va bien à bord dans l’alizé. On y est pas encore mais c’est vrai que c’est plutôt positif que les deux bateaux jumeaux soient aux avant postes.Il y a quelques temps que l’on rêve d’avoir une journée de répit. Mais, ce n’est pas encore pour aujourd’hui. Il reste qu’on n’a pas trop à se plaindre. Depuis hier soir, on s’est mis aux joysticks à l’intérieur. On a l’impression d’avoir deux Nintendo à la main. C’est assez amusant. Quand tu prends une option et que tu sors de la baston, tu apprécies toujours d’être avec des bons bateaux et des bons équipages. Ça stimule, ça impose un rythme, plutôt que de rester dormir. On n’est pas mécontent d’avoir Kito et Mike derrière. C’est très bien comme ça. » Marc Guillemot – Safran, à la vacation de midi.

Vertus du saucisson
« Ça se passe très, très bien, C’est vrai qu’après la route des dépressions, maintenant on vient de comprendre que l’on faisait la route du café. Ca fait du bien d’avoir du soleil et des vents porteurs. on a un vent soutenu depuis 30 heures et le grand spi est de sortie. C’est vrai que notre bateau est un peu moins bien taillé pour le petit temps que ne l’est Guyader mais pour l’instant on arrive à maintenir. On reste dans le match et on est d’attaque pour leur mettre un peu de pression. Côté ambiance, entre les chants basques, un petit verre de vin et du saucisson, tout va bien à bord ! » Amaiur Alfaro - Région Aquitaine Port-Médoc, à la vacation de midi&

La vache est pressée
«Il y a du vent. On va vite (20/25nds). C’est un peu tendu. Cela fait quatre heures que je barrais et François vient à l’instant de me remplacer. On essaye de rester au contact avec Safran et ça fait 36 heures que l’on revient un peu sur eux. On va peut être ralentir un peu ce soir. Depuis le début, on n’a pas beaucoup dormi, on est à fond tout le temps. On ne dort pas vraiment tranquille avec le bruit dans le bateau et tout ça. Ce n’est pas des conditions idéales pour se reposer. Mais on a plutôt bien géré avec François. On a bien mangé, on s’est bien relayer pour se reposer, on est à peu près en forme. »

« Je suis ravi d’avoir François comme équipier. Ca se passe très, très bien sur le bateau. Il fait tout très sérieusement. Il s’occupe de la stratégie, de la prise d’information et d’en faire une analyse pour choisir la bonne décision. Il met beaucoup d’énergie et c’est intéressant de le voir fonctionner. Il est voué à un grand avenir ce garçon. 
Prochain moment clé sans doute ce soir avec l’arrivée d’une grosse masse nuageuse. Ca va être un peu le bazar.  Passage dans l’arc antillais autour du 20. Ça bouge beaucoup mais on a des conditions assez faciles pour la semaine qui vient. Concernant le passage de la Guadeloupe, on ne sait pas trop où l’on va passer, mais on y va vite…  aux Antilles.

Quand Sydney mange un clown...
«On a pu faire les réparations essentielles mais on a toujours un problème sur le répétiteur de vent qui fausse un peu nos informations sur ce point. On navigue donc un peu au feeling comme on l’avait fait en Mini-Transat. Ca fait du bien de faire du portant, d’aller vite, de voir le soleil, les poissons volants. Malgré les soucis, on rigole beaucoup avec Sidney, il a sans doute mangé un clown ! On n’a pas perdu notre bonne humeur, même si on est un peu frustré parce que c’est un peu galère. On n’est pas très bien classé mais on ne lâche rien et on va essayer de rattraper tout ça. » Sam Davies – Artemis à la vacation de midi.

Alizés "Canada Dry"
«On a eu quelques dommages collatéraux sur les voiles. On a pris du gros. Ça faisait un petit moment qu’on attendait que Mich Desj’ nous passe devant même si on espérait l’inverse. On a souffert la nuit dernière et ce matin. On espérait avoir du 15 noeuds mais on est tombé dans du pot au noir avec des grains. Du coup, on est un peu fatigué, énervé et agacé, mais c’est la vie. »

« Tous les atouts ne sont pas de notre côté en ce moment, mais on va se refaire. Concernant le plan de bataille vers les Antilles, il  va forcément y avoir des coups à jouer à l’approche des îles mais pour l’instant, on essaie surtout de faire de la vitesse et de trouver du vent parce que là c’est un peu du « Canada Dry » d’alizé.


Bricolage et stratégie ne font pas bon ménage
« On a pu solutionner pas mal d’avaries. La traversée de l’anticyclone d’hier nous a permis de faire quelques réparations. Moi j’ai fait un peu de stratification sur une latte de GV. Maintenant, on a un jeu de lattes complet. On a toujours un problème d’eau qui rentre dans le moteur, on a un peu peur quand on recharge les batteries. On surveille tout ça. Côté électronique, on a un souci sur le pilote et sur le système d’informations de direction du vent. C’est un souci majeur… On a essayé de bricoler mais bon… »

« On a fait une route différente de la flotte Du coup on a une stratégie un peu par défaut  qui nous a empêché de négocier la bordure de l’anticyclone comme on le désirait. On ne peut pas continuer vers le sud , sinon on tombera sur deux jours de gros calme demain et après demain.  
On se sent physiquement bien. Pachi se réveille de son quart de nuit.
 On est sur un grand bord de travers sans manœuvre donc c’est la première fois que je me sens si reposé.
 On navigue actuellement pleine puissance à 13 noeuds et demi pour 15 noeuds de vent sous génois et grand voile 1 ris. Une allure confortable.
 Pour ce qui est de la communication à bord, on parle français mais quelques mots anglais et espagnols viennent se glisser dans la conversation. C’est un peu compliqué quelque fois pour des choses très techniques mais la bonne ambiance reste de mise à bord.

Brèves de comptoir
Et pendant ce temps là au bar de l'Atlantide où les poissons volants se retrouvent le soir après leur journée de vol au dessus de l'Atlantique… Ce soir l'escadrille 51 commandée par Paulo et chargée de surveiller la zone entre les Sargasses et les Alizés sont interpellés par le vieux Zéphirin :

"Je l'ai vu, je l'ai vu!!!!!"

"Qu'est ce que t’as encore vu, vieux fou?'"

"J'suis pas fou, vieux peut âtre mais pas fou ! La Vache, la Vache rouge, même qu'elle est devenue énoooorme ! depuis la dernière fois ! Et là, elle était à la poursuite d'un sous marin !!!!"

"Ca y est ça le reprend, souviens toi, la dernière fois, ils t'avaient expédié en mer d'Alboran pour cette histoire de vache et t'étais revenu avec les yeux globuleux et des pustules partout avec la pollution qu'il y a là-bas"

"Oui mais ce coup ci, j'ai pris une photo, il me prendront plus pour un fou, tiens regarde…"

"Ben, on voit rien sur ta photo, elle est floue"

"Forcément, elle va trop vite…"

"Bon Zéphirin, viens boire un coup et tant que tu vois pas de girafon faisant le pendu sur une balançoire......

Jour de fête
Hier, c’était une journée pour fêter le beau temps, le ciel bleu et les nuages blancs moelleux que nous avons enfin ! C’était également une journée pour fêter notre allure de portant et aussi, les petits travaux effectués et cochés sur notre job liste.

Naviguer à plat avec très peu d’eau sur le pont était parfait pour les réparations sur le pont. Nous avons fêté tout ça avec des crackers et du pâté al fresco en hommage au cérémonial de Cali pendant le Vendée Globe qui mangeait du pâté le dimanche. Puis nous avons accompagné notre thé des célèbres biscuits sablés de Sheila Tourell. Ces délicieux petits biscuits ont toujours été à bord pour toutes mes courses au large, alors merci Maman Tourell.

En ce moment, ça glisse bien. Il y a un système de hautes pressions tout proche et nous essayons de ne pas nous faire piéger dans des trous de vent. Quelques grains rusés nous sont tombés dessus hier soir sans vent pendant la nuit mais c’est l’une des joies de la voile, on n’a jamais ce qu’on veut !

Opération difficile pour BT
Le bout de remorquage qui liait le monocoque BT au remorqueur le ramenant à Terceira (Açores) a cédé hier soir pendant les opérations menées par l’équipe de Sébastien Josse et Jean-François Cuzon. La nuit noire n’a pas permis à l'équipe technique de refaire une tentative et le remorqueur est resté sur la zone cette nuit, en attendant le jour pour réessayer. « Nous sommes encore à 83 milles de Terceira et il y a une grosse dépression qui doit balayer la zone aujourd’hui dès 18h00, cela ne laisse que très peu de chance de revoir un jour BT ! »

Enfin du soleil pour Prince de Bretagne
Plus d'une semaine dans le gris, il nous a fallu une bonne dose de ténacité pour ne pas sombrer dans la morosité. Quelques dauphins hier et enfin, cette nuit, un joli ciel étoilé à 360°. Un vent instable mais portant !

Nous avons naturellement allongé les quarts pour permettre au copain de dormir vraiment. Dormir sur sa couchette, sans ciré et avec une couverture sèche.

Jusqu'a présent c'était en ciré, mouillé, sur le plancher, sous la table à cartes (l'endroit le plus  stable!). La fatigue aidant nous y réussissions des micro-sommeils, jusqu'au trop proche moment, où un dos d'âne plus fort que les autres, ou l'appel urgent de l'équipier, nous sorte de notre tentative de repos.

Bref le jour se lève et je crois bien que l'on va inaugurer nos lunettes de soleil neuves, merci Julbo.

Au rendez-vous des Alizés
A presque neuf jours de course, le décor a bel et bien changé sur la Transat Jacques Vabre 2009. La tempête de la semaine dernière n’est plus aujourd’hui qu’un souvenir qui glace encore le dos des concurrents quand il se réveille à eux, mais l’arrivée progressive des Alizés et des chaleurs enviables efface peu à peu le traumatisme. Côté course, les grandes inspirations stratégiques risquent d’être remisées dans les placards pour quelques jours, au moins jusqu’aux abords de l’arc Antillais. Pour les jours à venir, il semble difficile d’imaginer un coup d’état chez les Imoca et le trio de tête, toujours emmené par Safran, devrait maintenir sa suprématie. Même son de cloche du côté des Multi50, qui filent en ordre dispersé vers La Barbade, prochaine marque de parcours à respecter, derrière Crêpes Whaou !.

Changement d’ambiance sur la flotte de la neuvième Transat Jacques Vabre. En effet, si jusqu’à hier encore les marins avouaient toujours souffrir de l’humidité imprégnant vêtements et intérieurs, l’heure est désormais d’avantage à la glisse vers un confort qui, s’il reste relatif, n’en demeure pas moins très appréciable. Le poste de barre devient alors plus fréquenté et les nuits s’organisent à un rythme nouveau, laissant les fines lames s’adonner à l’art du pilotage tout en subtilité. Dans des vents plus favorables en direction et parfois instables en force, chacun cherche à gagner au plus vite vers les Antilles, la chaleur et un nouvel acte. Pour tous une quête unique, celle des Alizés ; comme pour honorer un rendez-vous fixé de longue date. S’il leur a fallu s’adapter à une situation peu conforme à celle décrite dans les manuels de météo, aucun de ces dévoreurs de milles n’entend se voir privé de ces plaisirs d’hiver pour marins Bretons…  Les réjouissances s’annoncent donc et vont surtout permettre de jouer la vitesse, mettant de côté pour un temps les grandes manœuvres stratégiques. Derrière, une fois passés du côté de ces îles aux noms évocateurs, l’expérience des uns et des autres fera son office. Mais la flotte n’en n’est pas encore là et en l’état actuel des choses, la bagarre continue pour l’accession au rang de leader chez les Imoca. Depuis plusieurs jours, les lauriers reviennent à Marc Guillemot et Charles Caudrelier Bénac qui ont toutefois vu Kito de Pavant et François Gabart faire un retour en fanfare dans leur sillage. Ces deux monocoques constituent avec Mike Golding et Javier Sanso, le trio de tête du moment. Notons cependant que l’équipage britannico-espagnol s’est vu légèrement décrocher ces dernières heures, faisant tourner la lutte à un duel franco-français pour ne pas dire plus !

En Multi50, Franck-Yves Escoffier et Erwan Le Roux poursuivent leur cavalcade solitaire et impériale.  Difficile aujourd’hui d’imaginer un autre épilogue que celui de leur couronnement au Costa Rica, laissant les duos Victorien Erussard – Loic Fecquet et Lalou Roucayrol – Amaiur Alfaro se battre pour la deuxième et la troisième place. Mais en course au large comme dans la vie, les accidents de parcours ne sont pas à exclure et la rencontre de Crêpes Whaou ! avec un ponton en pleine mer hier, n’a pas dû manquer de leur rappeler cette dure réalité.

Une claque dans le sang
Yes, yes... Pas tout à fait satisfait de notre position par rapport à la flotte après cet empannage nocturne. Nous sommes restés dans la peau des suiveurs tandis que nous avions probablement la possibilité de couper le virage et d’essayer de battre les autres sur la course vers le sud et plus de vent. On verra.

Sam est à la barre, nous ne mettons plus le pilote et barrons non stop.Les nuits sont belles même si la lune est en berne. Tout à l'heure enrelayant Sam, l'air de Jacques Higelin m’est venu à la tête dans cette nuitnoire : Péripherique Ouest, avec la rage en d'dans, cette claque dans lesang. Même si mon periph. serait plutôt le Nord, c'était ça le moment :"cette claque dans le sang". Ces mots décrivent ce que l'on peut parfoisressentir en mer. Un zeste d'adrénaline et la présence de presque rien,l'eau, le vent, le ciel. Le sentiment que le vide et le plein semélangent. Vide de tout superflu et plein de concentration, tenter de sefondre.

Une claque dans le sang, voila ma nuit.

Pas mécontents...
« Ca va chaudement car chaque manœuvre est une bonne suée. Nous ne sommes pas mécontents du classement de ce matin, ça a bien marché cette nuit. Là on vient de changer un peu de route et de voile. Le vent reste très variable, c’est difficile de trouver les bons réglages et les bons caps. On a 15/20 nœuds, donc ça a un peu molli. Ca glissait mieux hier.

Mais quand je vois les vitesses de tout le monde, je me dis que ça doit se calmer un peu partout sur la flotte. Ca va être moins rapide à partir de maintenant mais ce sera aussi moins mouillé. On va commencer à entrer dans l’alizé et à s’éloigner de l’anticyclone. On devrait avoir un vent qui va rester autour de 15/20 nœuds quasiment jusqu’aux Antilles. On ne remettra le spi qu’à l’approche des Antilles. Les camarades de devant sont vraiment loin maintenant, donc on ne s’en occupe plus trop. Avant qu’ils n'empannent on pouvait encore y croire, mais maintenant que nous sommes sur la même trajectoire et qu’on a la même philosophie ça va être difficile. On s’occupe plutôt de ceux qui sont autour de nous. Cette nuit on a tout fait pour se rapprocher de la trajectoire de Veolia Environnement, ce qui nous permet aussi de contrôler les 3 derrière nous, c'est-à-dire, Aviva, W Hotels et Akena Vérandas.

Jérémie va bien. Là il doit dormir comme un bébé car il s’est fait 3 heures de spi cette nuit avec quelques grains et il s’y est collé de mains de maître donc il a droit à un repos bien mérité maintenant ! ».

Ca change la vie !
« Ca va nickel ! On est dans les alizés, on se fait des petits relais réguliers à la barre. Là je viens juste de rentrer. On navigue vers l’arc Antillais. La bonne nouvelle c’est que depuis hier on peut enfin sécher. Ca change la vie, c’est une autre manière de naviguer. Tout à l’heure on a quand même pris un gros grain, ça nous a fait bizarre. Aujourd’hui pour commencer j’espère qu’il va faire beau. Sinon le vent devrait légèrement mollir et va faire de l’est, a priori toute la journée. On a 15/20 nœuds, parfois un peu plus. On a un long bord qui nous attend maintenant ». Arnaud Boissières - Akena Vérandas

Objectif Alizés !
« Je suis entrain de me faire un café et de manger et je ne vais pas tarder à sortir dehors. Actuellement on est au portant dans l’alizé et nous avons empanné vers la Barbade hier soir. On a un ris dans la grand voile et le gennaker et on avance entre 18 et 20 nœuds. La mer est plutôt belle et il y a moins de secousses, on arrive à mieux vivre. C’est notre première nuit en petite tenue et en ciré. Il fait chaud et l’eau est chaude aussi. C’est les alizés quoi ! Mais il faut quand même être vigilent car on a quand même du vent qui monte un peu de temps en temps et qui refuse. Ce qui nous attend maintenant c’est un long bord pour descendre sur La Barbade. Ca va durer au moins 2 jours et demi. Notre but maintenant c’est d’essayer d’atteindre le 20° nord le plus vite possible notamment pour les alizés. Pour le moment c’est notre seul objectif. Sinon on barre beaucoup, du coup on ne se voit plus trop en fait parce qu’on fait des relais à la barre. » Erwan Le Roux - Crêpes Whaou ! 
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MessagePosté le: Mar 17 Nov - 21:56 (2009)    Sujet du message: Publicité
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MessagePosté le: Mar 17 Nov - 23:52 (2009)    Sujet du message: Infos N° 10 du 17/11/2009. Répondre en citant


Marc Guillemot-Charles Caudrelier (Safran) en monocoques et Franck-Yves Escoffier-Erwan Leroux (Crêpes Whaou!) en multis 50 ont conservé la tête aux pointages de mardi après-midi de la Transat Jacques Vabre, qui relie Le Havre à Puerto Limon (Costa Rica).

En monocoques, la lutte est féroce entre la paire Guillemot-Caudrelier et celle composée de Kito de Pavant et François Gabart (Groupe Bel), qui naviguent sur des bateaux frères, issus des crayons des architectes Vincent Lauriot-Prévost et Guillaume Verdier.

Guillemot et Caudrelier ne relâchent pas leurs efforts: Safran a parcouru 380,3 milles en l'espace de 24 heures, soit une moyenne de 15,84 noeuds (29 km/h). Mais Kito de Pavant et François Gabart ont grignoté 1,8 mille en 24 heures.

"Ca va bien, on se met à l'abri car ça mouille énormément... Pas beaucoup de confort, je ne sais pas si on pourra se reposer jusqu'à l'arrivée", a déclaré Marc Guillemot lors de la vacation radio.

"On va très très vite, c'est 20-25 noeuds, on essaie de revenir sur nos petits amis de Safran. On a bien rattrapé sur eux en 36 heures, on a bien géré ces dernières heures pour se reposer", a déclaré Kito de Pavant.

Tous les autres monocoques ont perdu du terrain, à l'image de Mike Golding-Ross Daniel (Mike Golding Yacht Racing), qui ont abandonné près de 50 milles.

En Multis 50, Escoffier-Leroux poursuivent leur route avec un bel entrain. Ils ont parcouru 400 milles (environ 740 km) en 24 heures, malgré un moteur mal arrimé, distançant un peu plus leurs poursuivants.

Les positions mardi à 17h00

Monocoques IMOCA (parcours: 4730 milles)

1. Marc Guillemot-Charles Caudrelier (Safran/FRA) à 2.132,1 milles de l'arrivée
2. Kito de Pavant-François Gabart (Groupe Bel/FRA) à 26,3 milles des premiers
3. Mike Golding-Javier Sanso (Mike Golding yacht racing/GBR-ESP) 119,4
4. Michel Desjoyeaux-Jérémie Beyou (Foncia/FRA) 381,7
5. Roland Jourdain-Jean-Luc Nélias (Veolia Environnement/FRA) 441,9
6. Yves Parlier-Patchi Rivero (1876/FRA-ESP) 456,9
7. Alex Pella-Pepe Ribes (W Hotels/ESP) 520,9
8. Dee Caffari-Brian Thompson (Aviva/GBR) 521,2
9. Arnaud Boissières-Vincent Riou (Akena Verandas/FRA) 587,9
10. Samantha Davies-Sidney Gavignet (Artemis/GBR-FRA) 691,1

Multis 50 (parcours: 5050 milles)

1. Franck-Yves Escoffier-Erwan Leroux (Crêpes Whaou!/FRA) à 2550,9 milles de l'arrivée
2. Victorien Erussard-Loïc Fequet (Guyader pour urgence Climatique/FRA) à 790,0 milles des premiers
3. Lalou Roucayrol-Amaür Alfaro (Région Aquitaine-Port Médoc/FRA) à 852,4
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 03:14 (2018)    Sujet du message: Infos N° 10 du 17/11/2009.
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